2010 : 150e anniversaire d'Achille Broutin, maître d'armes (1860-1918)

 

Achille Broutin 

Achille Broutin (1860-1918) est un maître d'armes et un collectionneur français, émigré en Espagne.

Achille Broutin (dit aquiles, en Espagne) est né à Metz dans le département de la Moselle, en 1860. Il est le fils d'Emmanuel Broutin (1826-1883), maître d'armes et de Marie-Louise Pasquier, couturière. Claude Léon Broutin également maître d'armes est son frère aîné. Il quitta la France avec sa famille, en fin 1863, à la suite d'un duel qu'eut son père avec un proche de l'Empereur Napoléon III.

Elève de son père Emmanuel dès l'âge de 7 ans (lui-même disciple du célèbre Jean-Louis Michel (1785-1865)), il fut attaché dans sa jeunesse au Secrétariat de la reine d'Espagne, Isabel II, sous les ordres du marquis de Alta Villa. Il mit prématurément fin à sa carrière de maître d'armes lors de son mariage avec Maria de Torres y Kruz, une portugaise (Lisbonne 1852- Saint Sébastien 1920). 

Il était qualifié par ses pairs de très élégant et de très toucheur. Après la chute du Second Empire en 1870, il revint passer chaque hiver à Paris avec sa famille et put participer ainsi à des assauts d'escrime. 

En 1893 fut créée la Société l'Escrime Française qui compta très rapidement 300 membres français et belges. Le premier assaut eu lieu le 21 mars 1893 au Cirque d'Eté. Le 25 novembre de la même année, eut lieu le deuxième assaut. Parmi les plus sensationnels, il y eut celui d'Achille Broutin et de M. Chevillard (Président de la Société pour la première année). Achille Broutin remporta un succès légitime.

eN 1898, Achille Broutin était le président de la salle Jean-Louis (6, place saint-Michel - Paris), le président d'honneur M. Ducreux, M. Chauveau, le vice-président, le baron de Schoven, secrétaire. Vigeant en était le maître honoraire et Alphonse   Kirchhoffer (1873-1913) (âgé de 25 ans) depuis peu officier de réserve, son jeune professeur.

En juillet 1902, Achille Broutin fut nommé commandeur de l'Ordre du Christ (Portugal).

Cavalier émérite, historien cultivé et grand amateur d'armes, il continua la collection de son père Emmanuel, enrichie de dons de ses élèves et d'acquisitions notamment à l'Hôtel Drouot à Paris. Sa veuve légua en 1923, 13000 pièces allant du XVe au XIXe siècle au Musée San Telmo de Saint-Sébastien, en Pays basque, oùl'on peut encore les admirer.

Il est mort sans descendance à Saint-Sébastien, en 1918. 

 

 

 

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